Une importante découverte de conservation

26 août 2013 : Conservation de la nature Canada et J.D. Irving, Limitée ont trouvé une plante rare en danger d’extinction au Nouveau-Brunswick

Dipper Harbour, NB. — Conservation de la nature Canada et J.D. Irving, Limitée ont découvert une plante rare a considérée comme une espèce en danger au Canada. Un effort commun des biologistes des deux organismes a indiqué la présence d’une palémoine de Van Bruntie lors d’un recensement de plante sur la propriété de J.D. Irving, Limitée le long d’une aire tributaire du ruisseau Dipper Harbour Creek au sud-ouest du Nouveau-Brunswick.

La palémoine de Van Bruntie est une délicate plante à fleurs qui produit des fleurs violettes et voyantes au printemps et au début de l’été. La palémoine de Van Bruntie est connue pour se retrouver à quelques endroits seulement au Canada, au Nouveau-Brunswick et au Québec. Cette découverte représente une nouvelle sous-population de la plante, que l’on retrouve à deux endroits seulement dans la province.

Conservation de la nature Canada s’implique à Dipper Harbour depuis deux ans et partage de l’information avec des groupes et des propriétaires au sujet de cette espèce qui se retrouve parmi les espèces « menacées » identifiées par le gouvernement fédéral. Le projet de Conservation de la nature Canada a été soutenu en partie par le financement d’Environnement Canada et son Programme de conservation et de gérance de l’habitat pour des espèces en péril.

« En plus d’Environnement Canada, nous remercions J.D. Irving, Limitée pour leur coopération depuis l’automne dernier quand Conservation de la nature Canada les a approchés pour la première fois au sujet de ce projet », a déclaré Paula Noel, gestionnaire du programme Nouveau-Brunswick pour Conservation de la nature Canada. « Conservation de la nature Canada continuera de partager ces données biologiques avec le ministère des Ressources naturelles provincial et les autres parties intéressées afin de recommander la gestion exemplaire du terrain environnant et s’assurer que cette espèce, qui risque de disparaître de la province, reste en bonne santé dans le futur. »

D’abord identifiée dans la province dans les années 1880, on a cru que l’espèce avait disparu du Nouveau-Brunswick pendant des décennies, jusqu’à ce qu’elle ait été redécouverte à Dipper Harbour Creek par des représentants du ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick et du Musée du Nouveau-Brunswick et encore une fois près de Lake Utopia par des représentants du Centre de données sur la conservation du Canada Atlantique.

« La découverte de la nouvelle sous-population de cette plante rare est un résultat gratifiant de notre relation de travail de longue date avec Conservation de la nature Canada », a déclaré Kelly Honeyman, naturaliste chez J.D. Irving, Limitée. « Nous sommes fiers de notre formation active sur le terrain d’identification de plante rare dans nos régions boisées, et nous continuons à soumettre les découvertes que nous faisons dans les régions boisées que nous possédons ou gérons à Atlantic Wildlife Database à Sackville, au Nouveau-Brunswick.

Honeyman note plus de 460 emplacements de plantes rares qui ont été identifiées et qui font partie des 1 150 emplacements et plus identifiés dans le cadre du Programme de secteurs uniques bénévole de JDI.

Noel encourage ceux qui trouvent la palémoine de Van Bruntie de noter son emplacement, prendre des photos si possible et de rapporter cette information. Les gens peuvent contacter Conservation de la nature Canada par courriel à atlantic@natureconservancy.ca ou par téléphone au 1-877-231-4400

Faits :
• Cette plante est bien connue des jardiniers parce qu’elle ressemble beaucoup à la palémoine bleue, qui pousse communément dans les jardins de fleur. La palémoine de Van Bruntie pousse au bord des cours d’eau ou des lacs. Elle a tendance à pousser dans les marécages de cèdres ou à proximité de ceux-ci. Ces marécages représentent un type de forêt rare, qui contient d’autres espèces peu communes.
• La palémoine de Van Bruntie est facile à reconnaître, particulièrement quand elle est en fleur, entre juin et août. Les fleurs violettes en forme de cloche sont plutôt distinctives et les plantes peuvent atteindre une hauteur de trois pieds. Les paires de feuilles semblent former une échelle vers le haut de la tige.
• Dans une histoire de l’Ancien Testament, l’échelle de Jacob fait allusion à une échelle qui monte vers les cieux, que Jacob voit en rêve. La plante a été nommée en l’honneur d’une naturaliste du 19e siècle, Mme Cornelius Van Brunt.
• Quiconque possède des terres dans le comté de Charlotte sur lesquelles se trouvent des zones humides le long d’un cours d’eau ou d’un autre type de masse d’eau, peut contribuer à protéger cette plante et toute autre espèce sauvage en prenant grand soin de ces parties de leur propriété. Respecter les règlements provinciaux sur les zones tampons lorsque vous coupez des arbres ou faites des modifications à proximité des cours d’eau ou des lacs et vous conformer aux règlements provinciaux en ce qui concerne les déplacements dans les zones humides avec des VTT sont de bonnes façons de protéger l’habitat et la faune qui y vivent.

Pour en savoir plus :
Conservation de la nature Canada est la principale organisation de conservation environnementale au pays, et elle travaille à protéger nos plus importantes zones naturelles ainsi que les espèces qu’elles abritent. Depuis 1962, Conservation de la nature Canada et ses partenaires ont contribué à protéger plus de 2,6 millions d’acres de terre (plus de 1 million d’hectares), à l’échelle du Canada. Conservation de la nature Canada a conservé plus de 14 800 acres (5 990 hectares) au Nouveau-Brunswick.  Pour plus d’information, visitez-le : www.natureconservancy.ca/nb.
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Contact média :
Andrew Holland
directeur des Communications-Région de l’Atlantique
Conservation de la nature Canada
1-877-231-4400
506-260-0469 (cellulaire)
Andrew.holland@natureconservancy.ca