Un nouveau site Web offre un aperçu des stocks de saumon de l'Atlantique alors que les scientifiques s'engagent dans un effort pour les rétablir

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
8 septembre 2017

Un nouveau site Web lancé par des scientifiques déterminés à rétablir les stocks de saumon de l'Atlantique précise le dénombrement du poisson dans la rivière Miramichi grâce à leur réseau de caméras à sonar sous-marines.

Les chercheurs du Canadian Rivers Institute de l'Université du Nouveau-Brunswick dirigent le projet de recherche pour la Collaboration for Atlantic Salmon Tomorrow (CAST), un partenariat entre scientifiques, groupes environnementaux et participants de l'industrie dont le but est de sauver le saumon sauvage de l'Atlantique.

« Les sonars sont situés sous l'eau près des rives de la Miramichi, avec leurs 96 faisceaux projetant de l'autre côté de la rivière », explique le Dr Tommi Linnansaari, biologiste de l'Université du Nouveau-Brunswick et associé de recherche auprès du Canadian Rivers Institute. « Contrairement à une caméra vidéo sous-marine, les sonars peuvent détecter les poissons, même en eau trouble ou sombre. »

Les sonars ont été installés plus tôt cette année dans deux emplacements : dans la rivière Miramichi Sud-Ouest à Blackville, N.-B. et dans la Petite Miramichi Sud-Ouest à Upper Oxbow, N.-B. Les caméras pour cette recherche ont été financées par J.D. Irving, Limited, dans le cadre de l'investissement de la société s’élevant à plus de 25 millions $ en recherche forestière depuis 1982.
Le but ultime de l'effort de recherche – appelé le projet Adaptive Resolution Imaging Sonar, ou ARIS – est de mettre en œuvre un dénombrement entièrement automatisé du saumon de l'Atlantique dans la rivière pour informer la gestion des stocks.

Le dénombrement quotidien, qui peut être consulté à www.castsalmon.com, repose sur l'évaluation humaine des données du sonar recueillies. Mais les chercheurs travaillent à concevoir une méthode d'analyse informatique des images pour générer les dénombrements.
« Un avantage énorme lié à la technique du sonar repose sur l'espoir d'automatiser le dénombrement du saumon. Avoir des gens sur place qui comptent le saumon 24 heures sur 24, sept jours sur sept n'est pas une solution pratique », explique Andrew Willett, directeur général de la CAST. 

« Pouvez-vous imaginer ce que cela signifiera si nous réussissons à automatiser le dénombrement et à obtenir une image solide et précise des stocks de saumon de l'Atlantique? Cela renforcera très certainement les efforts visant à gérer les stocks de la Miramichi et contribuera, nous l'espérons, à les rétablir », a déclaré M. Willett.

Les populations de saumon sauvage de l'Atlantique ont subi un déclin accéléré depuis les années 1980 en Amérique du Nord. Si nous ne réagissons pas immédiatement, la population pourrait ne pas être en mesure de récupérer. Aujourd'hui, seulement 60 p. cent des besoins de conservation sont comblés.
Les scientifiques travaillant sur ce projet sont confrontés au défi de trouver une méthode pour s'assurer que d'autres espèces de poissons ne sont pas incluses dans les dénombrements collectés à partir des images du sonar.
« Le sonar est utilisé pour compter les poissons dans diverses rivières à travers le monde. Toutefois, le nombre d'espèces différentes dans la rivière Miramichi rend le processus plus difficile par rapport à de nombreuses autres rivières », explique le Dr Linnansaari.

Jani Helminen, un étudiant de doctorat à l'UNB impliquée dans le projet, affirme qu'il existe de nombreux indices dans les images qui peuvent aider à distinguer le saumon des autres poissons, mais il reste encore du travail à faire.

« L'image du sonar est suffisamment précise pour que les poissons puissent être clairement comptés et mesurés à partir de celle-ci », a déclaré M. Helminen. « Mais il n'est pas encore possible de distinguer les espèces à partir de l'image avec certitude – bien que la taille du poisson, la période de migration et les comportements migratoires puissent être utilisés pour faire une évaluation utile des espèces sur l'image. » 

Dans le cadre du projet, les chercheurs recueillent des données sur les mouvements de différentes espèces de poissons dans le système de la rivière. Tout le monde peut maintenant participer à la recherche en signalant l'heure et l'emplacement des captures de poissons sur la Miramichi par l'entremise du site Web. Toutes les prises de poisson, et surtout les espèces autres que le saumon, présentent un intérêt. Si l'espèce n'est pas connue, une photo peut être soumise à des fins d'identification.

« Les chiffres détaillés sur le nouveau site Web représentent la connaissance actuelle des mouvements de poissons dans la rivière Miramichi et indiquent les changements saisonniers liés aux déplacements de poissons. Bien que l'information constitue une étape importante pour améliorer l'évaluation de la population dans la rivière Miramichi, une certaine incertitude liée aux chiffres demeure et nous travaillons dur afin d'améliorer l'exactitude de ceux-ci », explique le Dr Linnansaari.

La recherche se poursuivra au cours des trois prochaines années afin que le sonar puisse représenter une méthode entièrement fiable pour compter le saumon dans la rivière Miramichi d'ici 2020.

À propos de la CAST
La CAST (Collaboration for Atlantic Salmon Tomorrow) est un partenariat entre des scientifiques, des groupes environnementaux, des membres de l'industrie et le gouvernement. Son objectif est de sauver le saumon atlantique sauvage avant qu’il ne soit trop tard. Aujourd'hui, la CAST travaille sur la phase 1, qui comprend quatre projets scientifiques sur la rivière Miramichi. Nous espérons que la CAST servira de modèle de partenariat pour les rivières à saumon sauvage de l'Atlantique de l'est du Canada. Les partenaires de la CAST comprennent le gouvernement du Canada, la province du Nouveau-Brunswick, l’Université du Nouveau-Brunswick, le Canadian Rivers Institute, la Miramichi Salmon Association, Cooke Aquaculture et J.D. Irving, Limited. 
Pour de plus amples informations sur la recherche et les partenaires de la CAST :  www.castforsalmon.com
 
À propos de la Canadian Rivers Institute
Le Canadian Rivers Institute (CRI) a été fondé en 2001 en tant que collaboration entre chercheurs de l'Université du Nouveau-Brunswick aux campus de Fredericton et Saint John, afin de développer les sciences aquatiques requises pour comprendre, protéger et maintenir les ressources aquatiques pour la région, le pays et la planète. Aujourd'hui, le CRI est devenu une collaboration de centaines d'associés de recherche, d'étudiants diplômés et de personnel basé dans des institutions à travers le Canada et œuvrant à l’échelle internationale en vue de « faire de chaque rivière une rivière saine. »

À propos de l'Université du Nouveau-Brunswick
L'Université du Nouveau-Brunswick (UNB) est la plus ancienne université de langue anglaise du Canada. Fondée en 1785, l'institution, qui compte plusieurs campus, a une histoire riche et un accent dynamique mis sur l'innovation, l'apprentissage expérientiel et l'esprit d'entreprise. L'UNB compte environ 10 500 étudiants dans près de 100 pays, tandis que plusieurs milliers d'autres suivent des cours de l'UNB en ligne et dans des institutions partenaires du monde entier. L'UNB contribue de manière significative à la province avec un impact économique de 1,2 milliard $ sur l'économie provinciale, soit l'équivalent de 4,5 p. cent du produit intérieur brut du Nouveau-Brunswick.
 
Personnes-ressources pour les médias : 
David Stonehouse
Directeur principal, Relations avec les médias
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